01 décembre 2007
Le silence d'au-dehors 2/3
C'était une belle journée d'été, chaude et ensoleillée, une de celle où le soleil, de par ses rayons orangés irradie tous les coeurs, et où le bleu du ciel donne envie de s'y plonger. Un pique-nique avait été organisé, la bande d'amis était heureuse de se retrouver, sur les traces de leur passé.
Dans le courant de l'après-midi une partie de cache-cache fût organisée. Tous se mirent à détaler comme poursuivis par les souvenirs colorés et acidulés de leur enfance. Chacun tentait de se rappeler les anciens coins jadis dégotés.
Par où aller, là..? Par là? Oui! Vers ce coin de sentier où le vert ombragé avait attiré son regard. Il fallait retrouver l'endroit isolé, ses yeux scrutèrent les environs, et quelque chose capta son attention, elle s'enfonça un peu plus dans ce bois. Les rires au loin semblaient se fondre.
Écartant une branche de sa main, elle la découvrit, toute petite dans cette clairière, les ronces avaient tenté de l'envahir mais elle semblait avoir résisté à leur assauts. Elle s'approcha et posa sa main sur la poignée. A son grand étonnement celle-ci sembla la reconnaître car elle se laissa ouvrir. Elle s'avança. Peu à peu une ronde de clichés défila devant ses yeux. La mémoire ressemble vraiment à un meuble à tiroirs...
Submergée, elle eut envie de se laisser basculer, de se laisser entraîner. Elle ferma la lourde porte, mit le loquet, et se sentit ainsi protégée, coupée un
moment de cette réalité.
Des rais de lumière passaient et des traits lumineux éclairaient le sol de ce bleu dur du ciel. La porte semblait être assaillie par cette violence lumineuse, et en était toute gonflée. Pouvait-elle contenir encore quelques instants les assauts de ce dehors?
La journée avait été chargée, elle avait besoin de se retrouver, d'être Elle, comme le soir lorsque la maisonnée dormait.
Elle s'assit à même le sol, son dos contre un mur, elle sentait sa chaleur diffuse qui peu à peu la détendait.
Ses yeux se fermèrent. Elle se laissa aller, elle le pouvait, elle se laissa emporter par ce doux et délicat son, que font les rêves lorsqu'ils mènent nos pas sur le sentier entre la réalité et l'irréel, elle se sentit encore une fois attirée vers cette paix
qui peu à peu la happait. La mélodie la berçait, semblait l'envelopper, les paroles l'apaisaient. Devait-elle rentrer, non ce n'était pas encore le moment; il fallait encore, quelques instants, attendre...